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Développement personnel, Ép 3: Christophe André, Imparfaits, libres et heureux.

andre-estimePour la petite histoire, j’ai lu ce livre durant la période la plus difficile de ma vie: une sorte de pré-crise de la quarantaine qui a dégénéré en dépression, anxiété extrême et autres insomnies. Je n’avais aucun outil à ma disposition pour comprendre et guérir. Pire, j’étais sur auto-pilote, et j’ignorais tout du programme aux commandes de ma vie.

Aujourd’hui, un an plus tard, les choses vont beaucoup mieux. C’est le moment idéal pour revenir sur ce livre qui m’a fait un bien fou et m’a aidé à relever le défi le plus difficile de ma vie d’adulte.

Mais ce livre n’est pas qu’un livre d’auto-assistance (self-help en anglais), c’est définitivement un ouvrage à mettre entre toutes les mains!

Un guide pour tous, tout le temps

10 raisons de lire Imparfaits, libres et heureux:

  1. Christophe André est toujours bienveillant et pédagogue.
  2. On fonctionne tous selon une psychologie, et très souvent, on la connaît mal.
  3. Un guide pour agir sur ses hontes, peurs, auto-critiques.
  4. Une explication claire sur la voie intérieure.
  5. Pour comprendre comment nos pensées fonctionnent.
  6. Apprendre l’acceptation: l’une des clés du bonheur.
  7. Idéal pour prendre du recul face à la dictature des apparences.
  8. Apprendre à se parler à soi-même sans violence.
  9. Comprendre la loi de la performance et son impact sur la société.
  10. Ne plus juger.

Pour ne citer que ces raisons.

Le livre est divisé en 5 parties qui permettent d’avancer doucement mais sûrement.

1. L’estime de soi c’est tout ça

Qu’est-ce que l’estime de soi? Qu’est-ce qu’une bonne estime de soi? Les estimes de soi vulnérables (basses et fausses), le développement durable de l’estime de soi, l’acceptation.

C’est la partie la plus théorique du livre, car il faut bien expliquer de quoi l’on parle, et même si c’est parfois un peu « technique », on commence à comprendre.

2. Prendre soin de soi

La pratique de l’acceptation de soi. Ne plus se juger, apprendre à se parler, lutter contre ses complexes, protéger son estime de soi des influences toxiques (publicité, pressions sociales). Apprendre à vivre imparfait: le courage d’être faible. Être son meilleur ami.

Un extrait:

Premier problème, donc, nous nous jugeons au lieu de nous analyser et de nous comprendre. Second problème: ce jugement est le plus souvent trop sévère. Qu’est-ce que juger? C’est relier un fait à une valeur. Et les valeurs des personnes ayant des problèmes d’estime de soi sont toxiques car trop élevées et trop rigides: leur désir de perfection sert à apaiser leur désir de protection.

3. Vivre avec les autres

Hum, ça c’est important. Et si l’estime de soi permettait avant tout cela?

La lutte contre la peur du rejet, la peur de l’indifférence et le désir de reconnaissance, la peur du ridicule, le réflexe des comparaisons, envie et jalousie. Apprendre à faire confiance, trouver sa place.

J’ai adoré cette partie, et aujourd’hui, mon attitude envers les autres à complètement changé. Pas simplement grâce à la lecture de ce livre (sans pratique, la lecture n’est qu’un demi-apprentissage) mais petit à petit, en modifiant mon comportement et ma psychologie.

Il semble hélas que plus on se compare aux autres, plus on a tendance à ressentir des états d’âmes négatifs.

4. Agir!

Ça change tout.

L’action est l’oxygène de l’estime de soi. Écouter le feedback, agir sans pression, se débarrasser de la peur de l’échec, psychologie des regrets.

5. L’oubli de soi.

Je vous laisse lire le livre, pas de spoiler 😛

En attendant, je vous laisse avec un extrait qui en dit long sur le sujet et vous donnera peut–être envie de lire le livre:

Le problème:le critique intérieur

Ce que l’on nomme le « critique intérieur » en psycho-thérapie, ce sont ces jugements constamment négatifs et limitants, cette autocritique quasi constante.Cette déformation permanente et partiale de ce qui nous arrive, succès ou échecs: »Ce qui est raté est ma faute, ce qui est réussi est dû au hasard.Ce qui est raté l’est totalement, ce qui est réussi ne l’est que partiellement(il y a toujours à redire).Ce qui est raté l’est durablement, pour toujours, ce qui est réussi n’est que temporaire. »

Comment supportons-nous cela?Parce que nous pensons que c’est une forme de lucidité et d’exigence.Au pire, une sévérité envers soi qui nous sera plutôt bénéfique.Lucidité sévère?En fait, le critique intérieur prend seulement les habits de l’honnêteté et de la lucidité.Comme tous ces bourreaux qui essaient d’abord de se faire passer pour des amis justes mais sévères.Cette tendance à l’autocritique féroce n’est qu’une caricature d’un phénomène normal de recul et d’exigence.Mais sans la bienveillance ni la flexibilité.Et au prix de nombreuses erreurs: dramatiser, généraliser, tirer des conclusions sans preuves, imposer comme des évidences des exigences irréalistes…Le critique intérieur fait passer pour de l’information ce qui n’est que de l’auto-intoxication.Il ne tire jamais les leçons de ses échecs de prédictions; lorsque ses « ça ne marchera pas » sont infirmés, il garde le silence; ou instille le fiel du « ça ne durera pas, inutile de trop se réjouir ».Mais il triomphe lorsque ses prédictions réussissent: »Je te l’avais bien dit. »

Le critique intérieur est sans arrêt en action.Prédictions avant l’action: »inutile d’essayer, ça ne marchera jamais. »Commentaires pendant: »Regarde comment tu t’y prends mal. »Conclusions après: »Tu as été pathétique. »Il est comme un véritable ennemi intime en nous-même.

Cet ennemi, c’est nous bien sûr.En tout cas, c’est nous qui lui donnons vie, qui l’écoutons, l’hébergeons, lui obéissons, et nous qui le croyons.Nous finissons par n’avoir plus aucun recul, et croire que ces pensées stéréotypées sont fondées et justes.C’est pour cela que nous utilisons cette image du « critique intérieur »en thérapie, pour introduire un peu de distance envers cette mécanique qui se niche au coeur de notre personne.Une autre façon de le décrire est le terme de « radio critique »: ce flot régulier d’autoverbalisations négatives ressemble effectivement à un poste de radio sournoisement placé dans un recoin, que personne ne songe ni à éteindre ni à écouter attentivement pour s’apercevoir qu’il ne débite que des horreurs et des exagérations.Auto-intoxication hallucinante.Comment expliquer que l’on mette si longtemps à le comprendre et à le changer?

En savoir plus sur Christophe André ici. Ou là.

Bisous, et aimez-vous.

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5 réflexions au sujet de « Développement personnel, Ép 3: Christophe André, Imparfaits, libres et heureux. »

      1. En dehors des quatre accords toltèques qu’il faut toujours relire je conseille : « Les pieds dans le moi » de Maud Lehanne. EN DPavec celui dont tu parles ces deux livres sont sans doute les ouvrages généralistes les mieux foutus.

        Aimé par 1 personne

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