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La vision de la femme par Mahatma GANDHI dans « Tous les hommes sont frères »

« A mon avis, dans la mesure où l’homme et la femme sont fondamentalement un, leur problème doit être essentiellement le même. Leur âme à tous deux est identique. Ils vivent la même vie et ont les mêmes sentiments. Chacun est complémentaire de l’autre. Aucun d’eux ne peut vivre sans l’aide indispensable de l’autre. Mais d’une manière où d’une autre, depuis fort longtemps, l’homme a exercé sa domination sur la femme, de telle sorte qu’il s’est développé en elle un complexe d’infériorité. Poussé par l’intérêt, l’homme a voulu la persuader qu’elle lui était inférieure, et elle y a cru. Mais les sages inspirés ont reconnu que sa condition était égale. (…)

« Si j’avais été une femme je me serais révolté contre toute tentative de l’homme de ne voir en sa compagne qu’un simple jouet (…) De tous les maux dont l’homme s’est lui-même rendu responsable, nul n’est plus dégradant, révoltant et brutal que l’exploitation éhontée de la meilleure moitité de l’humanité, qu’on appelle à tort le sexe faible. »

« La femme doit cesser de se considérer elle-même comme l’objet de convoitise de l’homme. C’est elle plus que lui qui peut y remédier (…) La chasteté n’est pas une culture de serre. Il n’est pas possible de la mettre à l’abri en mettant un purdah. La force qui la fait croître doit venir de l’intérieur et pour avoir toute sa valeur elle doit être capable de résister aux tentations les plus imprévues (…) Et pourquoi toute cette inquiétude au sujet de la pureté des femmes ? Ont-elles leur mot à dire en ce qui concerne la pureté des hommes ? Nous n’entendons jamais les femmes faire état de leur inquiétude à propos de la chasteté des hommes. Pourquoi seraient-ils les seuls à s’arroger le droit de décider en matière de pureté féminine ? Ce n’est pas de l’extérieur qu’on peut l’imposer. Il s’agit là d’une évolution toute intérieure, résultant d’un effort purement personnel. »

« Je considère que le femme personnifie le sacrifice de soi, mais malheureusement, de nos jours, elles ne voit pas l’avantage considérable qu’elle a sur l’homme. Comme le disait Tolstoï, les femmes exécutent leurs besognes en étant soumise au pouvoir hypnotique de l’homme. Si elles connaissaient la force de la non-violence, elles n’admettraient pas qu’on leur attribue le qualificatif de sexe faible (…) C’est une calomnie de parler de sexe faible à propos d’une femme. L’homme est le responsable de cette injustice. Si par force on entend brutalité, alors, oui, la femme est moins brutale que l’homme. Mais si la force est synonyme de courage moral, alors la femme est infiniment supérieure à l’homme. N’a-t-elle pas beaucoup plus d’intuition, d’abnégation, d’endurance et de courage ? Sans elle, l’homme ne pourrait pas être. Si la non-violence est la loi de notre être, le futur appartient à la femme…Qui, mieux que la femme, sait parler au cœur et toucher son point le plus sensible ?»

« Les femmes sont les gardiennes attitrées de tout ce qui est pur et religieux dans la vie. Conservatrices par nature, elles sont lentes à se défaire des superstitions enracinés par l’habitude mais non moins récalcitrante à renoncer à tout ce qui est pur et noble dans la vie. »

« Douées des mêmes facultés mentales que lui, la femme est la compagne de l’homme. Elle est habituée à prendre part aux activités de l’homme dans leurs plus petits détails. Et elle a le droit de prétendre à la même indépendance et à la même liberté que lui. La première place lui revient pour tout ce qui relève de ces attributions spécifiques, comme il en est pour l’homme chaque fois qu,il s’agit de son propre domaine. Cela devrait aller tout naturellement de soi, sans avoir besoin d’être appris comme la lecture ou l’écriture. Par la simple force d’une coutume déplorable, même les hommes les plus ignares et les plus indignes ont été à même de jouir d’une supériorité qu’ils ne méritaient nullement et qu’ils n’auraient jamais dû avoir. »

« Si seulement les femmes voulaient oublier qu’elles appartiennent au sexe faible. Je suis persuadé qu’elles peuvent s’opposer à la guerre d’une manière infiniment plus efficace que l’homme. Demandez-vous ce que feraient nos soldats et nos généraux les plus valeureux si leurs épouses, leurs mères et leurs filles refusaient de contribuer sur tous les plans à la cause du militarisme.»

D’abord publié sur le Huffington Post.

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2 réflexions au sujet de « La vision de la femme par Mahatma GANDHI dans « Tous les hommes sont frères » »

  1. « Demandez-vous ce que feraient nos soldats et nos généraux les plus valeureux si leurs épouses, leurs mères et leurs filles refusaient de contribuer sur tous les plans à la cause du militarisme.» hé bien oui, je me suis souvent demandé ça…
    Quant au reste de l’extrait de la réflexion de Gandhi sur la condition de la femme, je crois qu’elle est grandement dépassée dans nos civilisations occidentales : les femmes ont pris le pouvoir et ce sont elles qui, désormais, exercent leur domination sur l’homme…

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